Dom Juan

Coproduction

TNP
Théâtre La Mouche, dans le cadre de notre résidence triennale

Pré-achat

TNP (24 dates entre mi novembre et mi décembre 2019)
Théâtre La Mouche (1 date, au printemps 2020)
Théâtre La Ricamarie (2 dates pour le printemps 2020)

 

« Dom Juan» sera ma première mise en scène d’un texte classique, une œuvre majeure de notre répertoire théâtral. Je pense ce spectacle comme celui d’une « troupe » qui arrive à maturité de son langage commun. Je le pense aussi comme un spectacle de « troupe » parce qu’au départ de ce projet il y a le lien que j’ai avec les acteur(trice)s. Et avec des acteur(trice)s en particulier, à savoir : Arthur Fourcade, Mickael Pinelli, et Clémentine Allain. Il m’est apparu un jour que ces trois acteur(trice)s composaient pour moi le trio idéal pour Dom Juan, Sganarelle et Elvire. C’est le point de départ essentiel, car mon désir de théâtre part des acteurs et de l’écoute des textes.
Bien sûr au-delà de ce trio ce sera aussi la poursuite d’un travail d’équipe que j’ai entamé avec « Illusions » et qui continue avec « OVNI » de Viripaev. Parce que le théâtre que j’aime vivre et partager se tisse lentement et avec douceur.

En fréquentant la pièce, en l’imaginant portée par l’équipe d’Ostinato, je réalise que monter un texte classique comme « Dom Juan » est une sorte d’exercice d’humilité. C’est peut-être vrai de toute mise en scène, mais cela me frappe encore plus avec une telle œuvre. J’aimerais, même si je sais que ce n’est pas possible, ne pas avoir de vision trop préétablie de « Dom Juan ». En tout cas je veux travailler à ne pas imposer une lecture unique de cette pièce multiforme. C’est une déclaration d’intention aussi forte et peut-être aussi ambitieuse que d’avoir une « vision » et une interprétation de « Dom Juan ».
Je voudrais aller à la découverte de cette langue comme nous le faisons quand nous travaillons un auteur contemporain comme Viripaev ou Hirata.
Le plus gros « enjeu » est de laisser entendre toutes les dimensions que contient la pièce tout en faisant fonctionner cette « machine » à jouer : faire coexister la philosophie et la comédie, la réflexion et le rire : un théâtre « où on joue » et un théâtre « où on pense ».
La richesse d’une telle pièce que je voudrais absolument respecter, c’est sa multitude de niveaux de lecture, qui fait qu’elle peut s’adresser à des adultes ayant une certaines expérience de la vie, comme à des adolescents (et je pense beaucoup à eux qui entendront cette pièce pour la première fois).

Petite liste non exhaustives de quelques une de mes préoccupations en lisant la pièce (d’où j’ai retiré l’évidence du séducteur et du libertin) :

La quête, sans cesse rejouée
Le désir qui ne peut s’assouvir, même par la possession de l’objet du désir
L’autre comme objet de jouissance
Le manque d’empathie que créent nos sociétés.
La pensée qui ne peut se produire qu’avec les autres, dans l’altérité
L’amitié comme fondement
Les rapports de pouvoir qui se reflètent dans les êtres
La transgression des lois (ici les lois divines et surtout la loi du père)
Quelles sont les croyances avec lesquelles nous choisissons de vivre ?

A suivre

Olivier Maurin

Avec

Clémentine Allain
Fanny Chiressi
Arthur Fourcade
Mickaël Pinelli
Arthur Vandepoel
Héloïse Lecointre
(distribution en cours)

Mise en scène : Olivier Maurin
Création lumière : Nolwenn Delcamp-Risse
Costumes : Emily Cauwet-Laffont
Création sonore et musique : Antoine Richard