OVNI

de Ivan Viripaev
traduit du russe par Tania Moguilevskaia et Gilles Morel

Création en mars 2019
Au théâtre La Mouche de Saint-Genis-Laval

Mise en scène : Olivier Maurin
Avec : Clémentine Allain, Fanny Chiressi, Héloïse Lecointre,
Arthur Fourcade, Arthur Vandepoel, Mickaël Pinelli

 

 

Après « Illusions », nous avons décidé de poursuivre notre exploration de l’écriture de Viripaev et abordons une autre de ses pièces : « OVNI ».
Ce sera la prochaine création de la compagnie, avec la même équipe que celle de «Illusions », associée à deux nouveaux acteur(trice)s.

 

« OVNI » est une suite de témoignages : Ceux de personnes ayant eu un contact avec une civilisation extra terrestre et qui ont raconté leur expérience à l’auteur, Ivan Viripaev, qui en a fait une pièce de théâtre.
C’est du moins ainsi que Viripaev se plaît à nous introduire sa pièce et nous invite à le suivre.

C’est une variation autour de ce même thème : que se passe t-il dans un être lorsque se présente à lui (et de façon indéniable) un évènement aussi puissant qu’une rencontre extra terrestre ; évènement pour lequel il n’était pas « prévenu », pour lequel il n’avait ni attente, ni espace mental pour l’accueillir.

Ces êtres vont, dans la plus grande vulnérabilité, témoigner de l’expérience qu’ils ont vécue et de ce qu’ils ont entrevu pendant ces instants de « contact ». Ils en parlent tantôt avec gravité et responsabilité, tantôt avec humour. Car s’il y a la force de l’expérience traversée (mais maintenant passée), il y a aussi la puissance du témoignage présent, et de ce que chacun ramène ici, maintenant avec nous.

C’est ainsi que la pièce se présente ou du moins que je la lis.
Elle se présente avec une apparente simplicité ; apparente seulement car avec Viripaev les choses sont rarement ce qu’elles semblent être au premier abord.
Des êtres se dévoilent avec la plus grande sincérité devant nous (à travers des corps d’acteurs). Mais l’écriture n’est pas une simple transcription de l’oralité. Elle prend et reprend des motifs, les tisse ensemble, joue des répétitions d’images et de sensations comme dans une suggestion hypnotique.
On se demande parfois ce qui est réel dans ces témoignages et ce qui ne l’est pas ; quelle est la place de la fiction, du théâtre, du doute, du grand jeu des illusions ?

Mais dans tous les cas, on finit par accompagner chaque récit dans son évidence, au cœur de ce moment si particulier vécu par chacun.

Pour interpréter ces figures et jouer avec la forme que propose Viripaev, nous avons choisi d’être 6 acteurs au plateau s’emparant de ces 10 paroles singulières.

Olivier Maurin